mercredi 13 janvier 2010

Haïti : le Secours Catholique du Puy lance un appel aux dons

Suite au séisme qui vient de frapper Haïti, le Secours Catholique mobilise ses délégations en métropole et aux Antilles. L'association tente également depuis ce mercredi matin de faire une première évaluation avec son partenaire local, Caritas Haïti. Enfin, d'ores et déjà, le Secours Catholique lance un appel aux dons afin de pouvoir rapidement financer les premières aides d'urgence en faveur des milliers de sinistrés haïtiens. 

Pour le Secours Catholique, la catastrophe majeure qui a touché Haïti cette nuit nécessite une réponse rapide et à la hauteur des dégâts particulièrement importants. Pour cela, il engage plusieurs initiatives.

Dans un premier temps, des contacts sont en cours auprès de Caritas Haïti, partenaire local de l'association, pour tenter de recueillir le plus d'informations possibles sur la situation des sinistrés. Il s'agit également d'évaluer les premiers besoins essentiels et adéquats. Enfin, il faut également faire un état de la situation des équipes de la Caritas elle-même, dont le siège est à Port au Prince.

Dans le même temps, des informations devraient rapidement être échangées avec Caritas Internationalis et les différentes organisations Caritas qui ont déjà des équipes sur place - notamment la Caritas américaine (CRS) - du fait des nombreux programmes de développement soutenus par le réseau dans ce pays.

En France, le Secours Catholique va mobiliser son réseau de délégations afin de sensibiliser l'opinion publique à cette catastrophe et aux besoins d'aide d'urgence. Il s'agit également de soutenir un appel aux dons lancé dès ce mercredi et qui permettra de financer les premières aides aux sinistrés, puis dans un second temps la nécessaire reconstruction. L'essentiel des produits de première nécessité (aide alimentaire, produits d'hygiène, médicaments …) et matériaux nécessaires, seront achetés dans la région afin de limiter les coûts de transport et stockage et soutenir l'économie locale fragilisée par cette catastrophe.

Enfin, le Secours Catholique va immédiatement travailler plus spécifiquement avec ses délégations de la Guyane, Martinique et Guadeloupe, dont les équipes ont une expérience éprouvée d'intervention et mobilisation face à ce type de catastrophe.

Pour soutenir ces actions d'urgence en faveur des sinistrés haïtiens, le Secours Catholique-Caritas lance un appel aux dons financiers. Ceux-ci sont à envoyer à : Secours Catholique, 2 avenue Maréchal-Foch, 43000, Le Puy-en-Velay avec la mention « Séisme Haïti ».

lundi 11 janvier 2010

SERMON : If we do not stand for something we shall fall for anything




As we begin the New Year 2010 with all its expectations, the previous year still has lessons to teach us. We shall continue to have life’s “ups and downs”; like feelings of good and bad due to different reasons.
Events in our life may take an unexplained turn for the worse even where success would seem assured. Some people would say that it is just part of life; that kind of fate or luck.
But deep down there is always more than that especially when it comes to overcoming our ups and downs.
Then we know that there are always real reasons behind life’s seemingly chance setbacks, which may explain how and why such things happen to us and at times at the worst time possible!
In any case, in order to stably succeed in our activities throughout this New Year, and maintain our happiness despite the obstacles life may throw in our way, it might help to keep it in mind that the most important single factor in individual or community success is commitment.
In our daily language commitment means to show loyalty, duty or pledge to something or someone.
On a personal level, it may refer to an individual’s pledge or promise to oneself for personal growth. On a community level, it refers to observance of a set of values, principles or beliefs which define the uniqueness of the community or organization as principles which aim at having a common vision and purpose.
In most cases when we are committed, we have something to stand for, and as the old saying goes, “Stand for something or you’ll fall for anything.”
And time has proved this saying right both in easy and tough times. That is why the wise Epicurus said that a captain earns his reputation during the storms.
At the beginning of each year, the Church teaches us a lesson on commitment in the celebration of the Baptism of Jesus Christ. (Cfr. Mt. 3:15-22)  The evangelist tells us that as Jesus was about to begin his public ministry of teaching the people, the atmosphere did not seem right.
There were some ups and downs in his life. People were asking themselves so many questions about John the Baptist and Jesus.
The two were being confused in identity whereas John the Baptist had come to prepare the way for Jesus. When John wanted to clear the matter, some more confusion was inevitable as he insisted that he was baptizing with water, waiting for the one who is more powerful and who will baptize with the Holy Spirit and whose thong of sandals John was not worthy to untie
This kind of explanation from John made the people wait for Jesus with the wrong idea of grandeur that was contrary to Jesus’ mission.
His was a modest and gentle mission by nature. The kind of justice he was about to teach was essentially a spiritual one. The transformation he had in mind was an inner one in the hearts of men which identified him as Servant of the Lord.
Contrary to what people had in mind, his Messiahship had nothing to do with a royal conquering Messiah. And when he talked of himself as the Servant who proclaims the good news and suffers for it, people would not grasp what it was all about!
There was a clear discrepancy between what people expected from Jesus’ mission and his real objective goal.
Jesus avoided the temptation of pleasing the people and stayed committed to his mission. And he did this first by going for the baptism of John Baptist.
Here he wanted to manifest himself as a committed Jew who obeyed the Law and the practices associated with good Jewish life.
At the same time, he wanted to manifest himself as God and with a specific mission that he was so committed to and ready to die for.
When the latter recognized Jesus, he insisted that it was he who should be baptized by Jesus. But he baptized him all the same because Jesus too insisted.
And as Jesus came up from the water, suddenly the heavens were opened to Him and (John) saw the Spirit of God descending like a Dove and alighting on Him. [Mt. 3:16]  And a voice from heaven said, ‘This is My Son, the Beloved, with whom I am well pleased.’
With this manifestation, Jesus continued to be committed in his mission as the Messiah of Israel and at the same time as the Son of God.”
Here Jesus teaches us a great lesson on personal and community commitment. In such tough times when different storms may hit us, commitment may be hard to exercise, but it will always ignite a proper action.
When we are committed to a certain cause it gives us a very clear purpose of life with its corresponding line of conduct which helps us not to lose sight of our vision despite the ups and downs of life.
That is why the best description of commitment is ‘persistence with a purpose’. When we have this kind of persistence, then we too can surely stand the test of commitment without much compromise.  

mercredi 6 janvier 2010

Homélie du pape Benoît XVI : Messe du 1er janvier 2010, Journée mondiale de la Paix

Homélie du pape Benoît XVI : Messe du 1er janvier 2010, Journée mondiale de la Paix

Le 05 janvier 2010 - (E.S.M.) - Vendredi 1 janvier 2010, solennité de la Mère de Dieu et Journée mondiale de la Paix, le Pape Benoît XVI a présidé une Messe dans la Basilique Saint-Pierre. Au cours de la célébration eucharistique, il a prononcé l'homélie suivante:

Le pape Benoît XVI  
 Le  05 janvier 2010 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Vendredi 1 janvier 2010, solennité de la Mère de Dieu et Journée mondiale de la Paix, le Pape Benoît XVI a présidé une Messe dans la Basilique Saint-Pierre. Au cours de la célébration eucharistique, il a prononcé l'homélie suivante:

Vénérés frères,
Mesdames et Messieurs,
Chers frères et sœurs!

En ce premier jour de l'année nous avons la joie et la grâce de célébrer la Très Sainte Mère de Dieu et, dans le même temps, la Journée mondiale de la Paix. Au cours de ces deux événements nous célébrons le Christ, Fils de Dieu, né de la Vierge Marie et notre paix véritable! A vous tous, qui êtes ici rassemblés: représentants des peuples du monde, de l'Eglise romaine et universelle, prêtres et fidèles; et à ceux qui sont en liaison avec nous à travers la radio et la télévision, je répète les paroles de l'antique bénédiction: que le Seigneur vous découvre son visage et vous accorde la paix (cf. Nb 6, 26). C'est précisément le thème du Visage et des visages que je voudrais développer aujourd'hui, à la lumière de la Parole de Dieu - Visage de Dieu et visages des hommes - un thème qui nous offre également une clef de lecture au problème de la paix dans le monde.

Nous avons écouté, que ce soit dans la première lecture - tirée du Livre des Nombres - ou dans le Psaume responsorial, plusieurs expressions qui contiennent la métaphore du visage se référant à Dieu: "Que Yahvé fasse pour toi rayonner son visage / et te fasse grâce" (Nb 6, 25); "Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse, / faisant reluire sur nous sa face! / Sur la terre on connaîtra tes voies, parmi toutes les nations, ton salut" (Ps 66/67, 2-3). Le visage est l'expression par excellence de la personne, ce qui la rend reconnaissable et sur lequel transparaissent ses sentiments, ses pensées, les intentions de son cœur. Dieu, par sa nature, est invisible, mais la Bible lui applique cependant également cette image. Montrer son visage est l'expression de sa bienveillance, alors que le cacher en indique la colère et la réprobation. Le Livre de l'Exode dit que "Yahvé parlait à Moïse face à face, comme un homme parle à son ami" (Ex 33, 11), et, toujours à Moïse, le Seigneur promet sa proximité par une formule très singulière: "Ma Face ira, et je te procurerai le repos" (cf. Ex 33, 14). Les Psaumes nous montrent les croyants comme ceux qui cherchent le visage de Dieu (cf. Ps 26/27, 8; 104/105, 4) et qui aspirent à le voir dans le culte (cf. Ps 42, 3), et ils nous disent que "les hommes droits" le "contempleront" (Ps 10/11, 7).

On peut lire tout le récit biblique comme une révélation progressive du visage de Dieu, jusqu'à parvenir à sa pleine manifestation en Jésus Christ. "Mais lorsque les temps furent accomplis - nous a rappelé également aujourd'hui l'apôtre Paul -, Dieu a envoyé son Fils" (Ga 4, 4). Et il ajoute immédiatement: "Il est né d'une femme, il a été sous la domination de la Loi". Le visage de Dieu a pris un visage humain, se laissant voir et reconnaître dans le Fils de la Vierge Marie, que nous vénérons pour cette raison sous le très haut titre de "Mère de Dieu". Elle, qui a conservé dans son cœur le secret de la maternité divine, a été la première à voir le visage de Dieu fait homme dans le petit fruit de son sein. La mère a une relation très particulière, unique et d'une certaine manière exclusive avec son fils à peine né. Le premier visage que l'enfant voit est celui de sa mère, et ce regard est décisif pour son rapport avec la vie, avec lui-même, avec les autres, avec Dieu; il est également décisif pour qu'il puisse devenir un "fils de la paix" (Lc 10, 6). Parmi les nombreuses typologies d'icônes de la Vierge Marie, il en existe une dans la tradition byzantine intitulée "de la tendresse", qui représente Jésus enfant avec le visage appuyé - joue contre joue - sur celui de sa Mère. L'Enfant regarde la Mère, et celle-ci nous regarde, comme pour refléter vers celui qui observe, et qui prie, la tendresse de Dieu, descendue du Ciel en Elle et incarnée dans ce Fils d'homme qu'elle porte dans ses bras. Dans cette icône mariale, nous pouvons contempler quelque chose de Dieu lui-même: un signe de l'amour ineffable qui l'a poussé à "donner son fils unique" (Jn 3, 16). Mais cette même icône nous montre également, en Marie, le visage de l'Eglise, qui reflète sur nous et sur le monde entier la lumière du Christ, l'Eglise à travers laquelle parvient à chaque homme la bonne nouvelle: "Tu n'es plus esclave mais fils" (Ga 4, 7) - comme nous le lisons encore chez saint Paul.

Frères dans l'épiscopat et dans le sacerdoce, Messieurs les ambassadeurs, chers amis! Méditer sur le mystère du visage de Dieu et de l'homme est une voie privilégiée qui conduit à la paix. En effet, celle-ci commence par un regard respectueux, qui reconnaît dans le visage de l'autre une personne, quelle que soit la couleur de sa peau, sa nationalité, sa langue, sa religion. Mais qui, sinon Dieu, peut garantir, pour ainsi dire, la "profondeur" du visage de l'homme? En réalité, ce n'est que si nous possédons Dieu dans notre cœur, que nous sommes en mesure de saisir dans le visage de l'autre un frère en humanité, non pas un moyen mais une fin, non pas un rival ou un ennemi, mais un autre moi-même, une facette du mystère infini de l'être humain. Notre perception du monde et, en particulier, de nos semblables, dépend essentiellement de la présence en nous de l'Esprit de Dieu. C'est une sorte de "résonance": celui qui a le cœur vide, ne perçoit que des images plates, privées d'épaisseur. En revanche, plus nous sommes habités par Dieu, et plus nous sommes également sensibles à sa présence dans ce qui nous entoure: chez toutes les créatures, et en particulier chez les autres hommes, bien que parfois le visage humain lui-même, marqué par la dureté de la vie et du mal, puisse être difficile à apprécier et à accueillir comme épiphanie de Dieu. C'est donc à plus forte raison que, pour nous reconnaître et nous respecter tels que nous sommes réellement, c'est-à-dire des frères, nous avons besoin de nous référer au visage d'un Père commun, qui nous aime tous, malgré nos limites et nos erreurs.

Dès l'enfance, il est important d'être éduqués au respect de l'autre, même lorsqu'il est différent de nous. L'expérience est désormais toujours plus fréquente de classes scolaires composées d'enfants de plusieurs nationalités, mais même lorsque ce n'est pas la cas, leurs visages sont une prophétie de l'humanité que nous sommes appelés à former: une famille de familles et de peuples. Plus ces enfants sont petits et plus ils suscitent en nous la tendresse et la joie en raison d'une innocence et d'une fraternité qui nous apparaissent évidentes: malgré leurs différences, ils pleurent et rient de la même façon, ils ont les mêmes besoins, ils communiquent spontanément, ils jouent ensemble... Les visage des enfants sont comme un reflet de la vision de Dieu sur le monde. Pourquoi alors faire disparaître leurs sourires? Pourquoi empoisonner leurs cœurs? Malheureusement, l'icône de la Mère de Dieu de la tendresse trouve une réciproque tragique dans les images douloureuses de tant d'enfants et de leurs mères en proie à la guerre et aux violences: personnes déplacées, réfugiés, migrants forcés. Des visages creusés par la faim et les maladies, des visages défigurés par la douleur et par le désespoir. Les visages des petits innocents sont un appel silencieux à notre responsabilité: face à leur condition sans défense, toutes les fausses justifications de la guerre et de la violence s'effondrent. Nous devons simplement nous convertir à des projets de paix, déposer les armes en tous genres et nous engager tous ensemble à construire un monde plus digne de l'homme.

Mon Message pour la xliii Journée mondiale de la Paix d'aujourd'hui: "Si tu veux construire la paix, protège la création", se situe à l'intérieur de la perspective du visage de Dieu et des visages humains. En effet, nous pouvons affirmer que l'homme est capable de respecter les créatures dans la mesure où il possède dans son esprit le sens plénier de la vie, autrement il sera amené à se mépriser lui-même ainsi que ce qui l'entoure, à ne pas avoir de respect pour l'environnement dans lequel il vit, la création. Celui qui sait reconnaître dans l'univers les reflets du visage invisible du Créateur, est amené à avoir un plus grand amour pour les créatures, une plus grande sensibilité pour leur valeur symbolique. Le Livre des Psaumes est en particulier riche de témoignages de cette manière particulièrement humaine de se mettre en relation avec la nature: avec le ciel, la mer, les montagnes, les collines, les fleuves, les animaux... "Que tes œuvres sont nombreuses, Yahvé! - s'exclame le Psalmiste - / toutes avec sagesse tu les fis, / la terre est emplie de ta richesse" (Ps 104/103, 24).

En particulier, la perspective du "visage" invite à s'arrêter sur ce que, également dans ce Message, j'ai appelé l'"écologie humaine". Il existe en effet un lien très étroit entre le respect de l'homme et la sauvegarde de la création. "Les devoirs vis-à-vis de l'environnement découlent des devoirs vis-à-vis de la personne considérée en elle-même, et en relation avec les autres" (ibid., 12). Si l'homme se dégrade, s'il dégrade le milieu dans lequel il vit; si la culture tend vers un nihilisme, sinon théorique, du moins pratique, la nature ne pourra qu'en payer les conséquences. En effet, on peut constater une influence réciproque entre le visage de l'homme et le "visage" de l'environnement: "Quand l'écologie humaine est respectée dans la société, l'écologie proprement dite en tire aussi avantage" (ibid.; cf. Enc. Caritas in Veritate, n. 51). Je renouvelle donc mon appel à investir dans l'éducation, en se proposant pour objectif, outre une transmission nécessaire de notions techniques et scientifiques, une "responsabilité écologique" plus vaste et approfondie, fondée sur le respect de l'homme et de ses droits et devoirs fondamentaux. Ce n'est qu'ainsi que l'engagement pour l'environnement peut devenir vraiment éducation à la paix et construction de la paix.

Chers frères et sœurs, pendant le Temps de Noël revient un Psaume qui contient, entre autres, également un exemple merveilleux de la façon dans la venue de Dieu transfigure la création et provoque une sorte de fête universelle. Cet hymne commence par une invitation universelle à la louange: "Chantez à Yahvé un chant nouveau! / Chantez à Yahvé, toute la terre! / Chantez à Yahvé, bénissez son nom!" (Ps 95/96, 1). Mais à un certain moment, cet appel à la joie s'étend à toute la création: "Joie au ciel! Exulte la terre! / Que gronde la mer, et sa plénitude! / Que jubile la campagne, et tout son fruit, / que tous les arbres et les forêts crient de joie" (vv. 11-12). La fête de la foi devient fête de l'homme et de la création: cette fête qui, à Noël, s'exprime également à travers les décorations sur les arbres, dans les rues, dans les maisons. Tout refleurit, car Dieu est apparu parmi nous. La Vierge Marie montre l'Enfant Jésus aux pasteurs de Bethléem, qui se réjouissent et louent le Seigneur (cf. Lc 2, 20); l'Eglise renouvelle le mystère pour les hommes de chaque génération, elle leur montre le visage de Dieu, pour que, avec sa bénédiction, ils puissent marcher sur la voie de la paix.

Abdoulaye Wade se met à dos chrétiens et musulmans


Des imams sénégalais souhaitent l’alternance au sommet de l’Etat
 
Le président sénégalais a choqué les chrétiens sénégalais, en déclarant en début de semaine dernière, alors qu’il défendait la construction d’une statue à Dakar, qu’ils adorent Jésus "qui n’est pas Dieu". Les musulmans de son pays, qui sont hostiles à l’érection du monument, se sont montrés solidaires des chrétiens qu’ils estiment avoir été insultés dans leur foi. Jeudi, Abdoulaye Wade a dit regretter ses propos, mais tout aussi remontés que les chrétiens, de nombreux imams suggèrent de voter contre lui lors de la prochaine présidentielle.

La France, pays des catholiques... non pratiquants


L’étude du journal La Croix montre que les Français restent, pour la plupart, attachés à la religion et se tournent volontiers vers elle lors des grands moments de la vie.

Selon une enquête Ifop réalisée pour le journal La Croix et parue en décembre dernier, si les Français restent pour les deux tiers attachés à une identité catholique, la messe du dimanche n’attire plus qu’une toute petite minorité : 4,5% d’entre eux. La France est donc devenu le pays où la pratique dominicale est la plus faible en Europe. Autre constat peu surprenant : les catholiques sont plus âgés que la moyenne des Français. Quant aux non-pratiquants, ils restent néanmoins attachés aux grandes étapes de la vie comme le baptême ou le mariage. dijOnscOpe a interrogé quelques spécialistes de la question religieuse, histoire de mieux comprendre les enjeux de cette enquête...

Les Français désertent la messe

Les personnes âgées constituent la majorité de ceux qui se rendent à l’église chaque dimanche, à l’image de Thérèse, arrière-grand-mère de 80 ans : "Depuis une dizaine d’années, il y a beaucoup moins de monde à la messe le dimanche. La génération qui suit, celle de ma fille, ne pratique plus. Moi, j’ai appris qu’il fallait suivre l'Evangile. Je crois que le Christ est présent chaque dimanche dans l’hostie."

Cette désertion de la messe n’a rien d’étonnant selon Emmanuel Pic, prêtre à la paroisse Saint Pierre de Dijon et enseignant en théologie : "Il est évident que la pratique dominicale diminue, en particulier chez les jeunes générations, ce qui veut dire qu'elle va continuer à décroître. (...) Pourquoi ? J’y vois un des effets de la modernité sur la société française dans son ensemble, et non pas seulement sur l'Église. Il n'y a pas que l'Église qui souffre : c'est aussi le cas des grandes institutions traditionnelles de notre pays : école, famille, politique, syndicats... Nos contemporains ont de plus en plus de mal à se reconnaître dans de grandes institutions sur lesquelles les individus n'ont que peu de maîtrise. Voyez le nombre de personnes réunies lors d'assemblées "générales" de syndicats ou celles qui viennent aux réunions publiques de nos élus... Et comparez-les au nombre de personnes qui fréquentent l'église le dimanche !"

Bernard Lecomte, journaliste, spécialiste du Vatican et des questions religieuses, explique cette désaffection par la sécularisation de la société française : "Que les Français aillent moins nombreux à la messe que les Espagnols, les Italiens, les Portugais ou les Polonais, ce n’est pas un scoop. La sécularisation de la société française est une des plus accentuées au monde avec la Belgique, la Bohême, le Québec, etc. Remarquons néanmoins que l’immense majorité de nos compatriotes assistent aux cérémonies religieuses familiales (baptêmes, mariages, mais surtout obsèques), dont le sens est facile à saisir, qui sont moins impersonnelles, plus chaleureuses que ces messes dominicales parfois incompréhensibles au profane, souvent décalées, voire archaïques, qui ne disent plus grand chose aux nouvelles générations !"

Un attachement indéniable à la religion catholique

Effectivement, l’étude montre que les Français restent, pour la plupart, attachés à la religion et se tournent volontiers vers elle lors des grands moments de la vie. Pour Bernard Lecomte, il faut dire que la religion catholique est indissociable de la culture française : "Le Français sait qu’il est l’héritier d’une histoire où le catholicisme fut un acteur majeur dans l’architecture mais aussi dans la constitution du droit, des institutions, de la tradition familiale, de la culture, etc. Qu’il soit croyant ou non, le Français est attaché à son passé collectif et il est normal qu’il en évoque spontanément sa dimension chrétienne."

Pour le journal La Croix, ces "racines chrétiennes" expliquent l’importance prise par la religion lors du débat sur l’identité nationale : "Les catholiques non pratiquants se montrent attachés à hauteur de 54% aux racines chrétiennes de la France. Cette appartenance de type quasi "patrimonial" (et non plus de type militant), pourrait expliquer que la religion soit aujourd’hui revenue au centre du débat sur l’identité."

Quant à lui, le Père Emmanuel Pic souligne la place prise par les milieux catholiques dans la France actuelle : "La foi ne disparait pas mais se transforme ; elle n'est plus aussi prégnante qu'autrefois mais son importance, et celle de l'Église catholique, est toujours grande dans la France d'aujourd'hui. Il suffit de penser à ce que représente, dans un département comme la Côte-d'Or, le formidable réseau des personnes investies dans le Secours catholique ou dans les mouvements de jeunes, comme le scoutisme, ou encore les visiteurs de malade dans les hôpitaux, les catéchistes... »

Les évolutions de la pratique religieuse

Selon Emmanuel Pic, "la vie de l'Église évolue au rythme de ces transformations : il y a moins d'enfants baptisés mais davantage d'adultes ; moins de prêtres mais de plus en plus de diacres et de personnes qui exercent des missions pastorales. D'autre part, il y a dans l'Église catholique aujourd'hui des secteurs qui connaissent une remarquable stabilité. Par exemple, le nombre d'inscrits dans les établissements catholiques d'enseignement, les lecteurs de la presse catholique, les auditeurs de RCF (Radios Chrétiennes Francophones)."

Au fil des années, il a même constaté des évolutions dans la pratique qui prouveraient l’intérêt croissant des Français pour la religion. Il constate ainsi "une expansion dans les mouvements de réveil religieux ("nouvelles communautés" issues souvent du renouveau charismatique), dans les abbayes, dont les hôtelleries ne désemplissent pas." Enfin, Il a "le sentiment que les catholiques sont très présents aux grands événements de la vie de la Cité. Un exemple : le site Internet ouvert par le gouvernement pour les États généraux de la bioéthique a enregistré 400 000 pages lues ; celui des évêques de France, dans la même période, en a connu 500 000..."

Gaël de Crépy, fervent catholique de 27 ans, est du même avis que le Père Pic concernant ces évolutions : "J’ai constaté personnellement un retour en force de la pratique chez les plus jeunes, par exemple de jeunes adultes demandant le baptême ou recevant la première communion." Pour le jeune homme, les efforts du pape Benoit XVI ont accentué le phénomène : "Cela illustre la volonté de Benoît XVI d'œuvrer pour l'unité des chrétiens, déjà à travers le renforcement du dialogue avec les orthodoxes et avec les traditionalistes ; et de réaffirmer l'identité de l'Église et de son héritage bi-millénaire."

lundi 4 janvier 2010

NINDE WAREKA KUBA INTANDARO YIBI? ARI UGURA IGITSINA N'UKIGURISHA?

NINDE WAREKA KUBA INTANDARO YIBI? ARI UGURA IGITSINA N'UKIGURISHA? Iyi ni ngingo twaganiriyeho muri iki cyumweru cya mbere cy'umwaka w'ibihumbi 2010.

Hagati aho iyi ngingo ikaba yagaragaje ikibazo cy'ubusambanyi  kiba cyeze muri ibi bihe by'iminsi mikuru isoza umwaka. Gusa niba tuvuga ngo sinigurisha   ariko tujye tunareba niba tudatangira ubuntu. 


Turashimira cyane buri wese waduhaye igitekerezo.

SERMON: As years wrinkle the skin, lack of enthusiasm wrinkles the soul



The arrival of yet a new year 2010 is very significant for a country like ours which is determined to pull itself out of the dustbin of history, and trace its own road-map for self rehabilitation.
It is another occasion for picking ourselves up and continues the match. What has been achieved so far has made the doubting Thomas see the light at the end of the tunnel, though the same light puts to evidence the many challenges which lie along the way.
It is therefore essential that throughout the year 2010 we keep the enthusiasm in all we do if together as a nation we must achieve the desired goal of recovery.
Enthusiasm is so necessary for success because it releases the drive which may carry us over obstacles and it adds significance to all that we do.
Needless to say, the lack of it robes us of all the chances of success as says Douglas MacArthur: Years wrinkle the skin, but to give up enthusiasm wrinkles the soul. All great men and women, the same with great nations who got to the top, are there because they did the jobs they had in hand, with enthusiasm.
A man can succeed at almost anything for which he has great enthusiasm.
In its modern use, enthusiasm means passionate devotion to or interest in a cause of subject.
And the term enthusiast refers to the kind of people who are adventurous and constantly busy with many activities with all their energy and unlimited enthusiasm. In all they do such people are marked with the sense of anticipation and planning ahead.
A truly enthusiastic person must look ahead in anticipation of what he or she wants to do and must necessarily draw a plan of action to follow, which plan at the end must be used to evaluate the work done.
To anticipate is to put in consideration a prior action that forestalls a later action. It is an act of looking forward with a foreknowledge or presentiment. One may plan for the use of his or her salary before getting it.
Robert Plutchik in his psychoevolutionary theory tells us that anticipation or being enthusiastic is an emotion which involves pleasure or at times anxiety in considering some expected or longed-for good event, or irritation at having to wait.
In brief, this specialist wants to warn us that when our brain is so focused on an event due to much anticipation or enthusiasm, it might as well send messages to our physical body with some repercussion.
This is mainly due to the way we think; in our thinking and behaviour, we are always in anticipation of a certain response which might be good or bad. That is where the fear-base comes in.
That is why there is a price to pay always in anticipation, because it might change slightly our behaviour especially in dealing with others.
It helps to know because during this period some people might smile uncontrollably due to expectations and hope while others might be sick, ill or irritated at having to wait for certain results of their effort. In any case wisdom consists of anticipation of consequences.
At the beginning of each New Year, the church celebrates the noble idea of enthusiasm, anticipation and planning in the feast commonly known as Epiphany of the Lord.
The term used in either a philosophical or literal sense may mean finding the last piece of the puzzle for the whole picture.  Almost in the same line, the Christian Epiphany refers to the visit of the wise men or the Magi, from the East who came to see the child Jesus born in Bethlehem in Judea, because being wise, they always felt missing the last piece of the puzzle which would help them understand their history in a more vivid way.
Ironically, the very people who should have raced to Bethlehem to see the Christ Child, the people of the holy city Jerusalem, did not have the same enthusiasm and they greeted the news of a newborn king with aloofness. (cf. Matthew 2:1-12)
Today these wise men endowed with a sense of anticipation, enthusiasm and planning do teach us a great lesson as far as living our Christianity is concerned.  It was, after all, the Gentiles who travelled the greatest distance to see the Infant.
That is why Jesus would later warn the non enthusiastic tenants who failed to produce for the owner that the vineyard would be leased out to others (cf. Matthew 21:33-41).
The Magi´s model of anticipation, enthusiasm and perseverance in their quest to find the newborn King continues to be a challenge for every Christian as he or she begins a New Year.
How much shall we endure for Jesus and for the truth in general? The Magi returned home “by another way.” They had anticipated the danger going back the same way. 
A true encounter with Christ may prompt a change in your lifestyle. Can you anticipate this kind of change in your life and summon up the necessary enthusiasm to see you through that change? That would be your epiphany.